Le Saké est appelé « la boisson des dieux » par les japonais, grâce aux vêrtues qu’il engendre sur le corps et l’esprit.
- Fabrication : le saké est fabriqué à partir de riz, d’eau, de « kaji-kin » (une enzyme) et de levure avec un contenu d’environ 15% d’alcool.Le s aké est brassé comme la bière.
- Consommation : Le saké se sert comme un vin accompagnant le repas. Les meilleurs saké sont servi frais alors que les saké de moins bonne qualité se servent tièdes, contrairement au vin français.
- Les différents types de sake
Junmai-shu : Signifie « riz pur ». Aucun alcool distillé n’est ajouté. La boisson de certains puristes.
Honjozo-shu: Une certaine quantité d’alcool a été ajoutée vers la fin de la fermentation, juste avant la filtration.
Ginjo-shu: Pour ce saké, il ne reste après polissage que 60% de chaque grain de riz. La fermentation se fait à une plus basse température et dure plus longtemps. De l’alcool peut y avoir été ajouté. On trouve donc du junmai-ginjo-shu (sans apport d’alcool) et du honjozo-ginjo-shu (avec apport complémentaire d’alcool).
Daiginjo-shu : Il ne reste que 50% de chaque grain de riz après polissage. Plus léger et plus fruité que le ginjo-shu.
Futsu-shu : Tous les saké qui n’ont pas les caractéristiques données ci-dessus. Ce sont des sake de base.
Nama sake : Se dit des saké non pasteurisés.
Genshu: Saké mélangé à 20% d’alcool pendant la fermentation.
Koshu : Vieux saké. Comme expliqué plus haut, le saké n’est pas supposé vieillir, mais il y a un intérêt croissant de l’industrie pour faire vieillir le saké. On peut donc en trouver qui ont entre 3 et 10 ans.
Nigori sake : Saké qui a été grossièrement filtré. Avant le développement des techniques de filtration, tous les saké étaient des « nigori sake ».
Autres types de saké : Il y a encore bien d’autres types de saké comme par exemple les « taru sake » (saké conservés dans des fûts en cyprès, les « yamahai shikomi », « kimoto », « sanzo-shu ».
- Origines
Ses plus lointaines origines remonteraient aux années -4800 av JC, dans la vallée jouxtant le fleuve Yangtze.Le saké viendrais donc de Chine. Il ensuite apparu au Japon vers le 3ème siècle, à une époque où les japonais découvraient la riziculture.
Vers la fin du 7ème siècle, le saké devint plus raffiné et un département « saké impérial » fut même créé à la cour japonaise.
A la fin du 19ème siècle, alors que les connaissances se développaient dans les domaines de la chimie, de l’utilisation des levures et des contrôles sanitaires, la qualité de cette boisson de développa considérablement. Le ministère des finances créa même un centre de recherche sur le saké.


































